Verger
Un coin de paradis
Ai-je assez de place?
Si vous avez un grand jardin, il serait dommage de vous priver de quelques arbres fruitiers. Le verger haute tige est le plus accueillant pour la nature. Sur des surfaces restreintes, on se contentera d’arbres mi-tige qui donneront déjà une dimension supplémentaire à votre jardin.
Quel entretien?
Dans un jardin naturel, on opte résolument pour un entretien minimum des arbres et des herbages alentours. En choisissant des variétés rustiques et adaptées à la station, on pourra renoncer à tout traitement chimique, à condition évidemment de tolérer quelques pommes véreuses et des récoltes pas forcément aussi abondantes que prévu. La taille est indispensable les premières années, pour former la charpente de l’arbre. Ensuite, on n’intervient qu’au cas par cas, surtout sur les arbres haute tige qui sont plus proches de l’équilibre naturel. L’association Retropomme dispense des cours de taille chaque hiver.
C’est parfois le fauchage sous les arbres qui donne le plus de travail. Si vous n’êtes pas un adepte de la faux, il existe une solution simple et économique: le mouton. Il maintiendra l’herbe plus ou moins rase et nécessite très peu de soins. On peut ainsi engraisser des agneaux qui fourniront une très bonne viande à l’automne, ou alors s’arranger avec un éleveur de la région. Si vous optez pour les vaches ou les chevaux, il faudra renoncer aux branches basses qui sont si agréables pour la récolte!
Que faire des fruits ?
Contrairement au supermarché, le verger ne vous donne pas forcément ses fruits au moment où vous le souhaitez … et les quantités récoltées sont parfois impressionnantes. Heureusement, les méthodes de conservation traditionnelles sont très variées. Voici quelques idées en vrac:
- La mise en cave: Disposer les pommes et les poires sur des clayettes. Veiller à contrôler régulièrement l’état des fruits et ôter ceux qui sont gâtés.
- Le séchage: Prunes, pruneaux et mirabelles sont délicieux à l’état sec. Pour les sécher sans avoir recours à l’électricité, vous pouvez fabriquer un séchoir solaire. L’association SOLEMYO vous propose aussi quelques modèles de fours, séchoirs et réflecteurs solaires à acquérir ou à fabriquer soi-même.
- Les jus : Les petits pressoirs familiaux sont idéaux pour une production modeste. Un pressoir de 60 litres vous permettra d’extraire une vingtaine de litres de jus par pressée. Il suffira de le pasteuriser avant ou pendant la mise en bouteilles pour assurer sa conservation à long terme.
Vous pouvez aussi apporter vos cageots de pommes et de poires dans une entreprise villageoise qui possède un grand pressoir. Vous repartirez sans effort avec des centaines de litres pour un prix assez modique. - La « raisinée »: De plus en plus de villages ou de groupes d’amis organisent à l’automne des veillées » raisinée « . L’opération consiste à faire réduire pendant près de 24 h le jus de pommes et de poires dans une grande marmite en cuivre. Le produit récolté est une pâte concentrée qui permet de faire d’excellente tartes.
- Les bocaux à dessert: Nos grands-mères en sont les spécialistes et les recettes nombreuses. Privilégiez les conserves avec très peu de sucre (une cuillère à soupe par litre d’eau), afin de conserver intact le goût des fruits.
- Les liqueurs: Là, c’est du domaine de nos grands-pères! Interrogez le vôtre, il vous donnera sûrement sa recette!

Les liens utiles
- www.retropomme.ch: le site de l’association pour la sauvegarde du patrimoine fruitier de Suise romande.
- www.arboriculture-vaudoise.ch: le site de la société de pomologie et d’arboriculture du canton de Vaud.
Les bonnes lectures
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Le patrimoine fruitier de Suisse romande, fruits d’aujourd’hui et pomologie ancienne, par Bernard Vauthier. Edité par l’association Rétropomme et la Bibliothèque des Arts, 2011. Un ouvrage incontournable pour tous les amateurs de vergers et de fruits savoureux. |
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Les variétés fruitières de l’Arboretum National du Vallon de l’Aubonne, par R. Corbaz. Edité par la Société vaudoise des Sciences naturelles, Vol.20 Fasc.3, 2006. Un livre pour apprendre à connaître et à aimer les variétés anciennes et locales qui fleurissent encore dans nos vieux vergers. |
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Fruitiers au jardin bio, par A. Pontoppidan, éd. terre vivante, 2007, 208 p., www.terrevivante.org Un livre pour apprendre à planter, tailler, greffer, produire ses plants et lutter contre les maladies. Portait aussi de 22 arbres et arbustes de nos jardins. |




